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Pour les non Japonais, le sens de la religion dans l’Archipel est difficile à comprendre et de nombreuses personnes semblent trouver l’approche japonaise curieuse. Les Japonais célèbrent la naissance d’un enfant au temple shintô, le mariage dans une église catholique et les funérailles dans un temple bouddhiste. Par exemple, pour un chrétien ou un musulman, cette façon de procéder est impensable.

Au Japon, les anciennes croyances populaires comportent de nombreuses divinités du culte de la nature : les ” Yaoyorozu no Kami ” 八百万の神 (les 8 millions de dieux) et les vénèrent en se fondant sur le sacré et la peur des phénomènes naturels. A partir de la période Yayoi (de 400 avant JC à 250 après JC) et le développement de la riziculture, les clans formèrent naturellement des groupes religieux. Les dieux devinrent des esprits à vénérer en groupe pour éviter les malheurs et garantir de bonnes récoltes. Cette évolution donna naissance au Shintô* 神道 qui se vit depuis comme une religion. (*la voie divine)

Le Bouddhisme fut importé au Japon. Toutefois, n’ayant pas de doctrine précise, le Shintô absorba cette religion dans un tout par effet de juxtaposition. Les anciennes croyances japonaises et le Bouddhisme se sont ainsi rencontrés dans les temples Shintô qui acceptèrent Bouddha comme un dieu personnifié. Durant ce long processus de rapprochement, la distinction des pratiques religieuses est née dans l’esprit des Japonais. Le Shintô prit ainsi en charge les rites exclusivement liés à la vie terrestre des humains, tandis que le Bouddhisme traita uniquement des rites liés aux obsèques. Cette séparation des pratiques est toujours d’actualité.

Pascal


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